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A) Mardi 19 fèvrier 2008 : depuis une quinzaine de jours, j'accentue mes visites et
quelques observations me confirment la présence du couple. Autour du 15/02, la fixation du couple sur son territoire s’affirme. Cet
après-midi, la silhouette de la femelle se dessine sur la falaise, le mâle hors de ma portée visuelle apparaît soudainement pour rejoindre Madame. Et là, Monsieur accomplit son devoir
conjugal.
Des milliers d’heures d’observations ne m’avaient jamais donné la chance d’être témoin d’un accouplement de Faucons pèlerins.
B) Mardi 19 février 2008 : aucune information positive à ce jour.
A) Vendredi 22 février de 8H30 à 10H00 : à mon arrivée, la femelle est posée sur la grande falaise. Peu de temps après, elle se déplace pour rejoindre le Rocher du
Renard. Dans d’interminables vols en duo, de piqués et de postures en vol de Saint esprit1, deux couples de Faucons crécerelles papillonnent dans le ciel, c’est le signe que les
parades nuptiales battent leur plein. Benoît, un ami, me rejoint à 9H00, nous nous postons en observation sur le Rocher du Renard. Le zoom 20x60 de la lunette me permet de bien examiner la
femelle, son petit point blanc sous l’œil gauche me confirme que c’est la même que les années passées.
Quelques minutes s’écoulent, un cri nous fait lever la tête, c’est le mâle qui en vol se dirige sur le Rocher du Renard. Les jumelles scotchées à nos prunelles nous confirment qu’il tient une
proie (Choucas des tours) entre ses serres. Destinée à sa promise qui s'en empare aussitôt, il conclut en accomplissant son devoir conjugal (le salopard, rien n’est gratuit). Ces
apports de proies mâle/femelle, en période nuptiale, sont appelés « offrandes ». Il est important de préciser que cette scène se passe en quelques secondes, pour les non-initiés il est
difficile de suivre ce type d’action.
1) Vol stationnaire, comportement typique de ce petit rapace diurne.
B) Vendredi 22 février 2008 de 10H00 à midi : la prospection aux jumelles des falaises ne nous apporte rien. Un cri ? Un oiseau en vol surgit soudain à l'horizon de la forêt,
c'est le mâle qui vient de je ne sais où, on le suit jusqu'à sa perte dans le ciel. Vu la tonalité, le cri ne peut pas venir de lui, notre déduction commune est
donc qu'un autre oiseau est présent. C'est Benoît, qui le premier débusque la femelle posée sur un piton rocheux.
C'est une grande satisfaction, car depuis huit semaines je n'avais remarqué aucune activité dans
ces falaises.
Pour finir la matinée, nous avons prospecté les environs à la recherche d'une éventuelle présence du Grand-duc, sans aucun résultat (ce grand rapace nocturne est un prédateur du pèlerin).
Cette recherche se fera systématiquement lors de toute la nidification.
L'installation nouvelle de ce couple en 2007 avait créé une interférence de territoire avec le couple A. Résultat, des oiseaux stressés, énervés et très instables, ce qui a provoqué une nidification tardive. Cette année, beaucoup de sérénité se
dégage sur les deux sites et tout me parraît être rentré dans l'ordre.
A) Dimanche 24 février 2008 : rendez-vous à 9H00 sur le site avec un petit groupe ornitho de la LPO Yonne. Le couple affiche toujours la même sérénité, un accouplement sous nos yeux
confirme la nidification proche.
Photo digiscopie : Alain Rolland
B) Dimanche 24 février 2008 : à notre arrivée, aucune présence des oiseaux. Il a fallu une dizaine de minutes pour voir apparaître la femelle qui rentre dans l'aire
utilisée en 2007. Elle est aussitôt rejointe par le mâle, quelques cris de contact, puis le mâle quitte l'aire et se pose sur la falaise. La femelle reste sur le rebord de l'aire. Ces
observations nous rassurent sur une future nidification que je dirai même proche.
A) Vendredi 29 février 2008 : matinée
pluvieuse, pas le top pour faire des observations, mais la pluie du matin n'arrête pas le pèlerin ! A mon arrivée, le mâle est
posé sur la grande falaise. Puis il va rejoindre le Rocher du Renard, où une bonne heure s'écoule sans que plume ne bouge. Au loin, j'aperçois un Milan royal (Milvus milvus) en
migration, il suit le lit de la rivière pour se diriger. En arrivant au dessus des falaises, il s'y éternise en pratiquant plusieurs vols circulaires en basse altitude, ce qui n'est pas
du goût du mâle pèlerin. Il lance des cris pour prévenir la femelle qui est plus apte que son compagon pour défendre son territoire face à ce rapace de grande
taille (la femelle est un tiers plus imposante). Quelle aubaine pour moi, je ne quitte pas la falaise des yeux, et hop la femelle jaillit de son aire (identique à celle de 2007) afin de lui
donner un coup de main, pour ne pas dire un coup de serres. Le milan ne demande pas son reste et reprend son long périple.
Ce comportement me confirme que le choix de l'aire est fait, et que la ponte a débuté.
Grâce à ces informations, une réunion va être déclenchée par le CSNB (Conservatoire des sites Naturels Bourguignons) afin que les acteurs de ce site (le Maire de la commune :
propriétaire des lieux, l'ONCFS, la FFME, la LPO, les Guides de Pays) puissent se concerter sur les mesures de protection à prendre.
B) Vendredi 29 février 2008 : la femelle est posée sur le rebord de l'aire 2007. Le mâle en vol vient se poser sur une corniche. A son
arrivée, la femelle quitte l'aire, prend rapidement de l'altitude et fait un piqué vertigineux sur une Corneille noire (Corvus corone). Ceci n'est qu'un geste d'intimidation, juste
pour lui clamer haut et fort son droit à la propriété. Ensuite, et fière d'elle, Madame est venue se poser sur la branche d'un chêne surplombant la falaise. Rien d'autre ne se
passe jusqu'à mon départ.
Un vol circulaire de trois Buses variables (Buteo buteo) à basse altitude n'a pas déclenché de réaction de la part du couple de pèlerins.
Les oiseaux sont bien fixés sur cette falaise mais, à mon avis, la nidification n'a pas encore commencé.
Quelques observations : une Bergeronnette des ruisseaux mâle (Motacilla cinerea), un groupe d'une centaine de Grues cendrées (Grus grus) en migration.
B) Mercredi 5 mars 2008 de 10H00 à 11H00 : la femelle est sur le rebord de l'aire 2007, puis le mâle la rejoint. La femelle le quitte pour aller se poser sur un
piton. C'est alors que le mâle se lance dans des comportements curieux : grattages érnergiques du sol à l'intérieur de l'aire, quelques matériaux aériens sont expulsés. Une séance
d'accroupissements dans diverses positions avec un regard dirigé au sol comme pour tester le confort des lieux. Le plus étonnant, c'est lorsqu'il se met à visiter les parois en se frottant
dessus ici et là, comme un félin qui marque son territoire.
Son travail terminé, il prend les airs pour rejoindre Madame afin d'en entamer un autre aussi important que le premier : l'accouplement.
Conclusion de ces observations : la ponte est certainement imminente ?
A) Mercredi 5 mars 2008 de 11h15 à 12H00 : le mâle en vol, chargé d'une proie, fait trois passages devant la falaise; à la quatrième
tentative, il se dirige directement dans l'aire et y pénètre. Quelques cris de contact se font entendre, puis la femelle se hisse sur le rebord avec la proie dans les serres et prend son envol en
direction du Rocher du Renard. Monsieur est resté à l'intérieur de l'aire.
Ce déroulement est classique lors des relais de couvaison, mais il est plus rare que le passage de proie se fasse dans l'aire. Ce petit manège
"pèlerinestre" confirme que la ponte est terminée et que l'on est passé à l'étape suivante : la couvaison.
A) La réunion de concertation pour la protection de la zone de nidification est programmée le lundi 17 mars en Mairie de Merry/sur/Yonnne. Cette
réunion a été retardée par l'échéance des élections municipales du 9 mars. La météo étant défavorable aux activités humaines, il n'y aura certainement aucune incidence sur la
tranquilité des faucons. Néanmoins, une surveillance sera assurée en prévention d'éventuels dérangements.
Les principaux points discutés : les voies d'escalade à ne pas emprunter, l'affichage des voies prohibées avec la participation des représentants des varapeurs, l'arrêté
municipal avec les dates de début et de fin d'interdiction. Les différents acteurs se retrouveront ensuite sur le terrain pour mieux apprécier les décisions à prendre.
Dans la foulée et par anticipation, le site B est aussi à l'ordre du jour. A cette date du
17 mars, on espère que le choix de l'aire aura été fait.
B) Mercredi 12 mars 2008 : un vent à décorner les boeufs, mais qui n'empêche pas le pèlerin mâle de trôner sur
la falaise, c'est ma vision en arrivant. L'aire me paraît vide. Le mâle prend les airs et monte très haut, le soleil dans les yeux m'empêche de le suivre et je le perds dans sa
progression aérienne.
Je balaie la falaise de ma paire de jumelles, l'aire est occupée par la femelle. Un doute sur l'aire vide antérieurement m'oblige à coller mon oeil sans relâche sur l'oculaire de ma
lunette. De cette manière, je ne peux rater ce que je suis venu constater. 10 mm plus tard l'oiseau s'accroupit pour ramper au fond du trou.
Ce comportement bien connu des observateurs confirme que la nidification a débuté (Par précaution, le pèlerin rampe pour se poser sur les oeufs afin d'éviter de
les écraser).
B) Samedi 15 mars 2008 : Magali a ouvert le bal des surveillances.
Voir ses notes : cliquez .gif)
A) Réunion de concertation du 17 mars
2008 : comme la nidification a lieu au même endroit que 2007, le peu de modifications à faire sur l'
arrêté municipal a permis au représentant de la commune (1er adjoint) de le corriger rapidement afin que
son affichage soit réalisé.
En fin de matinée, le CSNB et la FFME ont pris en charge la pose des panneaux
signalant les voies à ne pas emprunter et l'affichage de l'arrêté. Il va de soit que les dates de nidification sont spécifiées sur la signailistique.
Dans
l'après-midi, je me suis posté en observation, car depuis quelques jours je n'ai pas d'info sur le bon déroulement de la nidif. Un relais de couvaison mâle/femelle me
rassure.
B) 17 mars 2008 : Le même travail est accompli, sauf qu'il reste à signaler l'interdiction d'accès pédestre du
bas et du haut de la falaise.
A) 23 mars 2008 : météo glaciale et ciel dégagé, quelques promeneurs en ce week-end pascal, peu de varappeurs sont venus
affronter la morsure du froid. Un contrôle des panneaux, afin de vérifier qu'ils n'ont pas subi d'actes de malveillance, même contôle sur le site
B.
Un passage de proie et un relais de couvaison mâle/femelle me confirment que tout se
déroule bien.
Je constate depuis le début de la couvaison un comportement que le pèlerin ne m'a pas habitué à observer : lorsque le mâle revient de la chasse, la femelle l'appelle de son aire avec insistance.
Le mâle, un peu pertubé, fait plusieurs passages et voyant que sa protégée ne le rejoint pas pour prendre la proie, c'est lui qui rentre dans l'aire. Le passage de proie se fait à
l'intérieur et s'ensuit sur le champ le relais de couvaison. La femelle prend son envol avec la proie dans le bec et ensuite, dans un numéro d'acrobatie, elle transfère la
proie dans ses serres.
Ce qui est curieux, c'est que ce petit manège est
systématique.
B) 29 mars 2008 : apparition rarissime d'une femelle pèlerin immature sur la falaise, sans que le couple
nicheur n'intervienne. Cette femelle âgée d'environ un an est de bonne corpulence et me paraît en bonne santé. Souhaitons lui de se trouver un partenaire et un site pour ses
premières amours en 2009 (l'âge moyen de reproduction est de deux ans).
Cela prouve aussi que la relève des générations est bien réelle. La deuxième moitié du 20ème siècle, années noires pour cette
espèce, est peut-être de l'histoire ancienne. Mais attention, si sa protection a été bénéfique, il ne faut pas crier victoire, et nos actions de sauvegarde sont
largement justifiées.
A) 9 avril 2008 : La deuxième étape importante de la nidification a été observée ce jour. A peine arrivé sur le site, j'ai juste le temps de
lever la tête pour voir le mâle rentrer dans l'aire, une proie entre les serres. Il en ressort aussitôt, déchargé de son précieux fardeau. La femelle restée à l'intérieur lance quelques cris de
contact, suivi des petits cris aigus espérés depuis quelques jours. La famille pèlerin s'est agrandie, et il faudra attendre encore un peu pour connaître le nombre d'oisillons (d'un à quatre maxi).
B) 9 avril 2008 : depuis le 29, je n'ai aucune observation des activités du couple. Espérons que le manque de données est lié à une météo
détestable, elle m'empêche de consacrer plus de temps dans de bonnes conditions. Le chemin qui donne accès au meilleur point de vue sur l'aire est devenu impraticable et le froid ne me
permet pas de rester le temps qu'il faudrait.
B) 11 avril 2008 : cet après-midi, un timide rayon de soleil m'autorise à avancer dans les données
de la nidification. Je ne vous cache pas que, depuis quelques jours, je suis pessimiste sur son bon déroulement. Pour tout vous avouer, j'ai passé une nuit blanche.
Pour plus d'efficacité, je décide de changer de point de vue sur l'aire. En empruntant la voie ferrée, je suis persuadé de trouver le bon poste
: c'est-à-dire un décalage sur la droite pour être bien dans l'axe du trou et si possible une position plus élevée qui me donnera une vue plus plongeante.
Sur le papier, fastoche, mais sur le terrain c'est une autre paire de manche. Reliefs, terrains privés, champs de vision restreint par de nombreux arbres, etc... Ma persévérance me donne raison
lorsque derrière une percée d'une rangée de frênes se dévoile la falaise, et là oh surprise, c'est la position idéale mais un peu éloignée. Un vrai belvédère sur une aire de Faucon
pèlerin.
Une forme tapie dans le trou est vite déterminée comme celle d'un pèlerin. Ouf enfin ! un relais de couvaison femelle/mâle s'ensuit.
Mon aventure me coûta une heure de marche sur un ballast de voie ferrée, pas du tout confortable pour les chevilles, mais la satisfaction est au rendez-vous. Surtout que j'ai
surpris un Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) pêcher sur la rivière pour venir casser la graine à quelques dizaines de mètres de moi, la cerise sur le gâteau.
B) 19 avril 2008 : Avec un peu de retard, je vous annonce l'éclosion. Depuis quelques jours, le comportement du couple m'avait posé question, des apports de proies à l'aire peu
francs m'avaient laissé dans le doute. J'ai donc attendu des infos complémentaires pour confirmer.
Comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, un ami qui surveille un autre site appelé
C m'annonce ce matin par mail que l'aire s'est embellie de 4 fauconneaux. L'année
dernière un seul avait été élevé par les mêmes parents. Le millésime 2008 promet, mais tant que l'envol n'a pas eu lieu, il faut rester vigilant.
A) 1 mai 2008 : malgré un
après-midi encore et encore humide, il fallait que je me rassure sur la présence visuelle des jeunes qui sont entrés dans leur cinquième semaine. L'étape où les jeunes peuvent
rester à l'aire sans être couverts.
Les autres années, la surveillance du territoire par le couple, où aucun prédateur n'a l'autorisation de pénétrer sans risque d'y laisser des plumes, se faisait à partir d'un rocher
isolé à environ cent mètres au sud. Un endroit parfaitement choisi de par sa situation géographique.
Depuis une dizaine de jours, le couple a un comportement qu'il ne m'avait pas habitué à observer. Hormis les apports de proies, le mâle est invisible. La femelle, elle, est scotchée à
deux endroits bien précis, l'un sur le rebord de l'aire, l'autre à une dizaine de mètres au- dessus légèrement à droite. De toutes ces journées, elle n'en bouge que pour un passage de proie que
lui propose son homme.
Photo
digiscopie Kowa/APN Sony : Jorge
D'ailleurs aujourd'hui, un passage de proie que l'on peut qualifier d'exceptionnel m'a époustouflé. Monsieur fier comme d'Artagnan survole le site,
une proie dans les serres. Madame décolle, mais au lieu de le rejoindre comme d'habitude, elle prend de l'altitude et entame un piqué vertigineux en direction du mâle. C'est une technique
d'attaque, à cette vitesse la précision tient du millième de millimètre, le moindre écart est mortel pour le mâle. Arrivée à sa hauteur et sans perte de vitesse, elle se retourne pour saisir la
proie, puis ensuite amorce un virage qui la ralentit et va se poser sur la falaise afin de plumer la proie. Le mâle la rejoint quelques rochers plus loin. Je crois qu'il n'a pas vu les roues
tourner, il est là planté, éberluqué sur son caillou, et il lance des petits cris , que j'interprète à ma façon : hé ma belle, ne recommence jamais ça, car j'ai eu chaud aux
plumes !
Ah, dans mon étonnement, j'ai oublié de vous dire qu'une petite tête duveteuse a été aperçue sur le rebord de l'aire. Elle me dit : "c'est moi la vedette principale et l'on me note à la fin du texte, je ne suis pas d'accord avec le rédacteur".
Photos digiscopie Kowa/APN Sony : Jorge
B) 3 mai 2008 : cet après-midi, trois jeunes se sont présentés sur le rebord de l'aire. Ils sont encore en
duvet, quelques rémiges sont perceptibles à chaque extémité des ailes.
Demain, Séphane et Jorge sont de surveillance, peut-être monteront-ils les enchères ?
B) 4 mai 2008 : toujours les trois bébés faucons.

B) 15 mai 2008 :
Belle évolution en taille.

A) 16 mai 2008 :
- Tu as de beaux yeux tu sais !
- toi aussi !

Avis à la population : je prépare mon envol pour ce week-end, alors je m'entraîne durement.

Pour cela, il faut prendre des forces :
Les deux jabots sont pleins à craquer.
A ce stade de maturité, il est possible de déterminer le sexe, ici une femelle et un mâle.
C) 21 mai 2008 : Une visite
très matinale pour surprendre les quatre garnements à leur réveil. Tout d'abord, une belle surprise, la parité a été suivie à la lettre, deux femelles et deux mâles. Mais à mon arrivée, trois
seulement étaient à l'aire, il m'a fallu fouiner dans les parages pour me rendre compte qu'un jeune homme avait prit son envol un peu prématurément. Voila pourquoi sur la photo, ils ne sont
que trois.
Vous remarquerez que celui du milieu est plus petit, cela veut dire que c'est un mâle. Comme chez beaucoup de rapaces, les femelles sont plus imposantes. Chez les pèlerins, la
différence est d'environ un tiers.

A) 22 mai 2008 : La femelle a pris son envol dans la matinée du 20 mai. Cette prise de vue a
été réalisée sur une pelouse sèche proche de la falaise.
Il a fallu attendre la matinée du jeudi
22 pour que son frère se lance lui aussi.
Je vais les suivre deux à trois jours afin de savoir si leurs premières escapades aériennes se passent
sans souci.
Le père est à gauche de ses trois rejetons
![]()
B) 22 mai 2008 : c'est un soulagement de voir ces trois fauconneaux rentrer dans leur dernière
semaine de présence à l'aire, ce qui n'avait pas été le cas l'année dernière. je vous rappelle que la disparition des oisillons avait été constatée à leur troisème semaine.
Il ne reste plus qu'à croiser les doigts pour le chemin qui leur reste à parcourir.
Veuillez m'excuser pour le peu et la mauvaise qualité des clichés sur ce site (en digiscopie, les longues distances posent problème pour la mise au point). Demain, je teste une idée qui
m'a trotté dans la tête, nous verrons bien si le résultat est au rendez-vous.
C) 25 mai 2008 : les trois juvéniles restant ont pris leur envol.
B) 25 mai 2008 :
Les trois jeunes sont des femelles, l'aire devenue trop étroite, elles l'ont quittée pour s'installer sur une vire proche.
L'envol se fera certainement à partir du milieu de la semaine prochaine.
B) 28 mai 2008 : Hier 27, deux femelles ont pris leur envol et aujourd'hui, la troisième et dernière femelle a pris aussi sa
liberté.
CONCLUSIONS
2008 est une bonne année de reproduction : sur trois sites à risques, 9 jeunes (6 femelles et 3 mâles) sont allés sans problème jusqu'à
l'envol. Une seule infraction a été relevée sur le site A.
Deux mois et demi sont maintenant nécessaires pour un apprentissage de la chasse en vol, grande caractéristique du Faucon pèlerin. Enfin vient l'émancipation.
Un bon bout de chemin et plein d'embûches les attendent encore, car les statistiques donnent 50% de pertes chez les jeunes au premier hiver.
La maturité est à deux ans, souhaitons-leur de rencontrer un partenaire et un site de nidification (naturel ou artificiel) afin que le retour de l'espèce, encore impensable il y a dix ans,
se pérennise et que la menace d'extinction ne soit plus qu'un mauvais souvenir.
Environ 200 heures de surveillance ont été accomplies par les bénévoles pour assurer une nidification en toute sérénité.
Que toutes et tous soient remerciés de leur implication car ils sont un facteur de réussite indispensable.
.
Maintenant, 2009 est en perspective !
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